Pourquoi je n'accepte que peu de commissions à la fois ?
Quand les collectionneurs découvrent que mes créneaux mensuels sont limités, la question revient souvent : pourquoi si peu ?
C'est une question légitime, et la réponse est assez simple.
Une semaine par carte, c'est la réalité
J'ai longtemps pensé que je pourrais en prendre davantage. La demande est là, l'envie aussi.
Mais avec le temps j'ai constaté qu'une seule carte me demande environ une semaine de travail effectif. Pas une semaine enfermée en atelier du matin au soir, mais une semaine au sens réel : la peinture partage l'espace avec tout ce que demande la gestion d'une petite pratique artistique. Répondre aux collectionneurs, préparer les expéditions, suivre les projets en cours, gérer l'administratif.
Quand je prends en compte ce rythme honnêtement, trois à quatre cartes par mois ce n'est pas une limitation. C'est simplement ce à quoi ressemble ce travail quand il est fait correctement.
Ce que ça change concrètement pour votre carte
Quand votre mois de commission arrive, vous n'êtes pas l'une des vingt cartes en attente cette semaine-là.
Vous êtes l'une des trois ou quatre. Votre carte a de l'espace, votre projet a mon attention complète, de la première étude de l'illustration originale au dernier coup de pinceau.
L'attente est réelle, je ne vais pas prétendre le contraire. Mais elle existe parce que le travail qui en résulte est réel lui aussi.
Ce que cela signifie pour votre carte
Quand votre mois de commission arrive, vous n'êtes pas l'une des vingt cartes en compétition pour mon attention cette semaine-là.
Vous êtes l'une des trois ou quatre. Votre carte a de l'espace. Votre projet bénéficie de toute ma réflexion — de la première étude de l'illustration originale au dernier coup de pinceau.
L'attente est réelle. Je ne vais pas prétendre le contraire. Mais elle existe parce que le travail qui en résulte est réel lui aussi.
Garder du temps pour le reste
Il y a une autre raison pour laquelle je travaille ainsi, et elle mérite d'être dite clairement.
Les commissions, c'est ce que je fais. Mais ce n'est pas tout ce que je suis en tant qu'artiste.
Quand le planning se remplit plus vite qu'il ne se vide, quelque chose disparaît progressivement : l'espace pour expérimenter, pour suivre une idée qui n'a pas de client ni d'échéance, pour la partie du travail qui nourrit tout le reste.
Récemment, cet espace m'a permis deux choses que je n'aurais pas pu planifier : une exploration du dollar art en décembre, et une collaboration avec l'artiste Julien Gavard qui m'a poussée dans des directions qu'une commission n'aurait probablement pas ouvertes. Vous pouvez voir l'une des pièces que nous avons créées ensemble ici.
Ces expériences ne restent pas séparées des cartes que je peins pour les collectionneurs. Elles reviennent dans la façon dont je perçois une composition, dans la confiance d'un geste, dans la volonté d'essayer quelque chose de légèrement différent dans une extension.
Garder du temps pour mon propre travail n'est pas un retrait des commissions. C'est ce qui fait que le travail que j'apporte aux vôtres reste vivant.
Un nombre limité de créneaux, c'est un engagement
Chaque fois que j'ouvre de nouveaux créneaux, je prends un engagement : donner à chacun de ces projets le temps et l'attention qu'il mérite.
Cet engagement ne tient que si le nombre reste honnête.
Vous envisagez une commission ? Vous pouvez consulter les disponibilités actuelles et soumettre votre demande ici. Si ce mois est complet, la prochaine ouverture est toujours indiquée sur la page commissions.
Vous voulez comprendre ce qui se passe une fois votre créneau confirmé ? Je détaille l'ensemble du processus dans cet article.