Deux Dracaufeu et un Salamèche : trois alters peints à l'acrylique pour un collectionneur
J’ai réalisé pour un collectionneur trois cartes de trois styles complètement différents. C'est ce projet qui m'a permis d'explorer l'étendue de ce qu'on peut faire avec des alters Pokémon : pas seulement amplifier la puissance d'une créature, mais aussi en révéler la vulnérabilité. Voici comment s'est construit ce trio.
Premier Dracaufeu : la puissance à l'état pur
Dracaufeu — Full art extension © Céline Combes Alters
L'illustration originale de cette carte est signée Ryota Murayama, l'un des illustrateurs les plus prolifiques du TCG Pokémon. Son Dracaufeu est une explosion d'énergie : feu, lumière, impact. Travailler sur une illustration aussi maîtrisée imposait un défi particulier : la touche numérique de l'original est lisse, précise, sans texture apparente. Reproduire cet esprit à la peinture acrylique demande de travailler en fondus progressifs, sans laisser de trace de pinceau visible. J'ai étendu la composition vers le bas et les côtés : des flammes au sol, un ciel nocturne traversé de traînées lumineuses, et cette explosion de lumière chaude qui rayonne autour de Dracaufeu qui tient une boule d’énergie dans sa patte. La palette reste dans les oranges, les rouges profonds et le bleu nuit de l'original.
Deuxième Dracaufeu : même créature, autre souffle
Dracaufeu — Full art extension (carte foil) © Céline Combes Alters
La deuxième carte est une carte foil, ce qui change tout dans la préparation. Avant de peindre, il faut décaper partiellement la surface pour faire apparaître le foil là où on veut qu'il reste visible. C'est une étape longue et délicate, parfois fastidieuse, qui conditionne tout ce qui suit. L'illustration de cette version est plus aérienne, plus dynamique. Dracaufeu en plein vol, la gueule ouverte, crache un jet de feu au dessus d’un paysage volcanique. J'ai travaillé dans la même palette que le Dracaufeu précédent, mais avec un style différent : ici la touche est plus visible, plus peinture, moins numérique. Ce sont deux façons de travailler sur la même créature. Je peins rarement sur foil mais j’étais très contente du résultat. J’ai également une petite préférence pour altérer des cartes qui ont une touche déjà “peinture”.
Salamèche : la vulnérabilité comme contrepoint
Salamèche — Full art extension © Céline Combes Alters
Le même collectionneur m'a demandé un Salamèche pour compléter le trio. On est ici dans une autre ambiance. Salamèche est la forme initiale, la créature avant la puissance. J'ai choisi de prolonger le décor forestier sous la pluie. Sur l’illustration d’origine, une grande feuille lui sert de parapluie, le sol mouillé reflète une lumière douce, avec des gouttes partout. C'est calme, presque attendri. La flamme de sa queue brille discrètement dans ce vert humide. C'est ce contraste que j'aime dans ce genre de projet : montrer que l'alter ne sert pas seulement à amplifier. Parfois il sert à révéler quelque chose de plus discret, de plus fragile.
Salamèche (avant et après altération) — Full art extension © Céline Combes Alters
Ces compositions sont disponibles en commission. Les trois cartes de ce trio peuvent être inspirées de ces modèles, ou changer un peu leur design. Une fois la carte sélectionnée, je vous propose un croquis avant de commencer. Les tarifs sont variables selon la complexité. Certaines versions de cartes ont un coût d'achat plus élevé, ce qui peut se répercuter sur le tarif final. N’hésitez pas à me contacter pour un devis.